Spectacle

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1. L'histoire
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La clowne vient pour la première fois dans un théâtre.
Difficile le premier pas tant elle est intimidée !
Il fait chaud dans ce lieu, ce doit être les projos....
Ca va déjà mieux quand elle enlève son gilet ...
Encore mieux quand elle enlève la première couche de chaussettes.... mais ce n'est pas facile... les articulations manquent de souplesse...

En fait elle vient ici car on lui a dit qu'une surprise l'attendait.

Elle découvre la surprise dans des valises et le contenu lui révèle des merveilles : ça brille et c'est rouge (les chaussures), c'est long et il y a une traîne ( la robe) ....De chaque vêtement qu'elle essaie timidement, naît le désir de jouer des personnages qui surgissent de sa mémoire . Et elle ose danser, elle ose dire je t'aime, elle ose être belle, elle ose même dire non et être en colère...
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2. La clowne
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- Attachante et tellement humaine dans sa timidité, ses peurs, sa fragilité du début dont les traces réapparaissent régulièrement durant le spectacle.

- Amusante dans ses chaussures rouges qui brillent et qui l'emportent dans une danse frénétique sur l'air de " Viens Poupoule ".

- Emouvante quand elle partage avec le spectateur le souvenir de son époux marin disparu dans une tempête et se met à murmurer Mon Cœur soupire.

- Surprenante quand elle se laisse emporter et joue une reine despotique pou r mieux dénoncer le danger de la couronne.

- Hilarante quand elle dérape et ose apparaître dans sa petite tenue affriolante en décalage total avec son vêtement de départ.
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3. Le jeu d'acteur
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- Economie de mots :
Aller vers un texte minimaliste afin de laisser place aux " silences parlants " propres au clown, aux regards, à la gestuelle. Donner à voir de l'extérieur et de l'intérieur. C'est aussi la répétition de phrases clés très courtes qui donnent toute sa saveur au personnage: " ça va mieux ", " j'ai jamais eu alors que j'adore ça ", " c'est pas ma taille "

- Etats émotionnels :
La parole prise en charge par la clowne est toujours profondément liée à l'état émotionnel du personnage, de l'infime à l'exubérant du minimalisme à l'excessif.

- Improvisation :
L'histoire est écrite mais elle permet de laisser la place à des moments d'improvisation et d'interaction avec des spectateurs qui deviennent témoins de cette histoire et participent à son cheminement.

- Jeu corporel et Gestuelle :
Le mouvement crée le sens et le sens crée le mouvement. Des aller retours entre les deux ont nourri la création, emmener le personnage vers son évolution et sa transformation. C'est le corps animé qui dicte les idées.
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4. Mot de la comédienne
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Il y a quelques années j'ai découvert le clown théâtre avec Vincent Rouche, à l'école de théâtre de Besançon. Ce travail répondait à mon désir de recherche d'authenticité dans mon jeu de comédienne et l'ai donc poursuivi avec d'autres clows professionnels pendant plusieurs années.
La rencontre avec le spectacle Slava's snowshow sa poésie, la précision de la gestuelle, les regards, la richesse et la justesse des émotions a nourrit ma démarche artistique d'actrice-clowne.
" Histoire d'une dame " est la première création de la compagnie " Couleur Théâtre " et s'inscrit dans la continuité de mon parcours artistique personnel et professionnel.
Elle a été motivée par deux nécessités. Donner vie à la clowne Pellerine pleinement et entièrement en lui offrant la possibilité de s'exprimer seule, et le désir de créer un spectacle clown. Aller aussi vers autre chose que du divertissement et lui donner une dimension plus philosophique autour du thème de l'humain, son parcours de vie.
Ensuite, je voulais avant tout faire naître l'histoire, à partir de ce que je suis, de ce qui m'émeut et me fait rire. Je suis fascinée par le chemin de vie de la chenillle qui se libère d'un œuf pour se changer en chrysalide, nymphe des lépidoptères, pour poursuivre son destin à l'intérieur d'un cocon, et donner naissance à l'imago, le papillon adulte. Quel parcours !!!, quelle vie !!! C'est un des plus extraordinaires
5. Scénographie

- La mise en scène épurée ne nécessite pas de décor puisque le lieu où se joue le spectacle devient lui même le territoire imaginaire de la fiction. Il ne s'agit donc pas d'emmener le spectateur dans un univers particulier grâce à un décor comme le fait si bien Slava Polunine dans son Snowshow. La construction imaginaire est totalement portée par la clowne qui partage par le regard avec le spectateur ce qu'elle vit : les émotions provoquées par ses découvertes, par ses actions, par son épanouissement au cours de cette tranche de vie qui se déroule sous les yeux des spectateurs. Le partage avec ces gens qui sont là est fondamental pour la clowne, elle existe grâce au regard de l'autre.

- L'espace :
Au début, l'utilisation de l'espace par le personnage est restreinte et limitée pour aller vers l'ouverture de plus en plus large. L'espace devient métaphore de l'évolution et de la libération de cette clowne.
Il fait chaud dans cet espace et la chaleur devient prétexte pour enlever quelques vêtements mais c'est aussi le feu de la vie qui brûle à l'intérieur du personnage.

- La dimension visuelle apportée par les costumes grâce auxquels le banal et le merveilleux se côtoient.

 

 

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